25.4.12

Jean Marais in Nez de Cuir 1951


"1814, en France, sur un champ de bataille. Parmi les cadavres, un blessé hurle de douleur. C'est Roger de Tinchebraye, grièvement touché au visage. Secouru à temps et soigné par le docteur Marchal, le gentilhomme est bientôt guéri. Mais celui dont le charme, avant la guerre, chavirait tous les cœurs, devra désormais porter un masque, sorte de nez de cuir dont les jaloux lui feront un sobriquet, convaincus que ce "Don Juan sans nez" laissera désormais leurs femmes tranquilles. 

Or, "Nez de Cuir" n'a rien perdu de sa séduction. Bien plus, le voilà maintenant auréolé d'un mystère qui en accroît encore le pouvoir. Et pour se prouver qu'il n'est en rien diminué, Roger multiplie les liaisons, prenant et abandonnant ses victimes avec le plus parfait cynisme. Parmi celles-ci, Hélène Josias qu'il reçoit comme les autres, dans son pavillon de chasse. Une nuit la nièce d'Hélène, la jeune Judith de Rieusses, vient y chercher sa tante. Elle ne peut échapper au charme de Roger, mais son innocence lui fait rêver d'un mariage dont elle parle, naïvement, au séducteur.

Celui-ci, touché, écarte brutalement cette éventualité : jamais il ne pourra être fidèle à une femme. Judith épouse alors, le marquis de Brives, un homme plus âgé qu'elle dont Roger devient, pour rester près de la jeune femme, le confident et l'ami. Après la mort du marquis, Nez de Cuir ne doute plus de son amour pour Judith à qui, un soir, il exprime sa passion avec violence. Bien qu'émue, Judith le repousse, lui reprochant de la traiter comme les autres, d'être un monstre. Se méprenant sur ce terme, par dépit autant que par défi, Roger arrache alors son masque. Il lit dans les yeux de sa bien-aimée le seul sentiment qu'il ne puisse supporter : la pitié. Une pitié qui, en lui faisant prendre conscience de sa déchéance, sonnera le glas de sa carrière de séducteur."


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